DFS Version Pop

DFS Version Pop

Par François Chaignaud et Cecilia Bengolea

[VERSION INEDITE]

lundi 20, mardi 21 et mercredi 22 mars à 19h30

Pour l’espace flottant de La Pop, François Chaignaud et Cecilia Bengolea réinventent DFS – leur dernière création – qui orchestre une rencontre entre le Dancehall jamaïcain, la danse sur pointe, et les chants polyphoniques de Guillaume de Machaut. L’intimité de la péniche permet d’abolir la distance entre les spectateurs et l’expression de ces langages collectifs.

Créé à l’automne 2016, DFS réunit trois ballerines et une danseuse de Dancehall, et raconte le récit d’une transformation du corps et de l’esprit à travers la découverte de répertoires nouveaux. Les deux chorégraphes y relèvent avec humour et spiritualité le défi humaniste d’être ensemble et de mettre en scène des corps et des formes d’expression qui nous livrent les échos de mondes aussi lointains qu’étrangers. Là où les polyphonies de Guillaume de Machaut convoquent l’univers révolu du Moyen-Âge, la complexité stylistique du Dancehall raconte à l’infini la vie quotidienne des rues de Kingston grâce à un répertoire de gestes comparable à la Tour de Babel.

Spectacle présenté avec le CN D – Centre National de la Danse

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Conception
Cecilia Bengolea, François Chaignaud

Collaboration chorégraphique
Damion BG Dancerz, Joan Mendy

Interprétation
Cecilia Bengolea, François ChaignaudValeria Lanzara, Joan Mendy, Erika Miyauchi, Shihya Peng

Chefs de chant
Cécile Banquey, Baptiste ChopinAlix Debaecker, Eugénie de MeyMarie Picaut, Celia Stroom

Régie générale, création lumière et collaboration dramaturgique
Jean-Marc Ségalen

Vidéo
Giddy Elite Team

Mixage son
Clément Bernerd

Conception costume
Cecilia Bengolea, François Chaignaud

Réalisation costumes
Méryl Coster, Florence Demingeon, France Lorenzi

Production déléguée
Vlovajob Pru

Coproduction
La Pop

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Spectacle présenté en partenariat avec le Centre National de la Danse

François Chaignaud

Né à Rennes, François Chaignaud étudie la danse depuis l’âge de 6 ans. Il est diplômé en 2003 du Conservatoire National Supérieur de Danse de Paris et collabore ensuite auprès de plusieurs chorégraphes, notamment Boris Charmatz, Emmanuelle Huynh, Alain Buffard, Gilles Jobin.
Depuis He’s One that Goes to Sea fo Nothing but to Make him sick (2004) jusqu’à Думи мої (2013), il crée des performances, dans lesquelles s’articulent danses et chants, dans les lieux les plus divers, à la croisée de différentes inspirations. S’y dessinent la possibilité d’un corps tendu entre l’exigence sensuelle du mouvement et la puissance d’évocation du chant, et la convergence de références historiques hétérogènes – de la littérature érotique (Aussi Bien Que Ton Cœur Ouvre Moi Les Genoux, 2008) aux arts sacrés.
Également historien, il a publié aux PUR L’Affaire Berger-Levrault : le féminisme à l’épreuve (1898-1905). Cette curiosité historique le conduit à initier des collaborations diverses, notamment avec la légendaire drag queen Rumi Missabu des Cockettes, avec le cabarettiste Jérôme Marin (Sous l’ombrelle, 2011, qui ravive des mélodies oubliées du début du vingtième siècle), avec l’artiste Marie Caroline Hominal (Duchesses, 2009), avec les couturiers Romain Brau (Думи мої, 2013) et Charlie Le Mindu, avec le plasticien Theo Mercier (Radio Vinci Park, 2016), avec le photographe Donatien Veismann.


 

Cecilia Bengolea

Née à Buenos-Aires, Cecilia Bengolea se forme aux danses urbaines et poursuit des études de danse anthropologique auprès d’Eugenio Barba avant d’étudier la philosophie et d’histoire de l’art à l’Université de Buenos-Aires. En 2001, elle s’installe à Paris et suit la formation EX.E.R.C.E. à Montpellier, dirigée par Mathilde Monnier. En 2011, Cecilia Bengolea co-réalise deux courts-métrages en dialogue avec l’œuvre de Levi-Strauss Tristes Tropiques : La Beauté (tôt) vouée à se défaire avec Donatien Veisman et Cri de Pilaga avec Juliette Bineau.
Cecilia Bengolea performe la danse comme une sculpture animée, avec la possibilité de devenir objet et sujet en même temps. Elle collabore régulièrement avec les artistes Dominique Gonzalez-Foerster, Monika Gintersdorfer, Knut Klassen ainsi qu’avec les artistes spécialistes du dancehall Damion BG Dancerz et Joan Mendy. En 2016, Cecilia Bengolea est commissionnée par l’ICA à Londres pour la première édition de Art Night et présente au Covent Garden Market une installation vidéo à l’intérieur d’un dispositif constitué de miroirs holographiques ainsi qu’une performance participative de dancehall en collaboration avec la ballerine Erika Miyauchi et l’artiste dancehall Damion BG Dancerz.
En collaboration avec l’artiste anglais Jeremy Deller, elle co-réalise le film RythmAssPoetry, commissionné par la Biennale d’art contemporain de Lyon 2015. Ensemble, ils tournent leur second film en Jamaïque, Bombom’s Dream, commissionné par la Hayward Gallery de Londres et la Biennale d’art contemporain de Sao Paulo 2016.