FESTIVAL (RE)MIX

À l’écoute des fantômes

 

8 performances transdisciplinaires inspirées par 4 musiques

 

19 SEPTEMBRE > 10 OCTOBRE 2026

CHAQUE SAMEDI À 17H

 

 

La Pop propose à 13 artistes pluridisciplinaires 4 musiques hantées comme sources d’inspiration. Chaque samedi pendant un mois, ils et elles vont s’en emparer pour nous proposer une geste fugace, une brèche temporelle sous la forme d’une performance en dialogue avec les êtres vivants qui nous ont quitté.

 

Chaque samedi, deux performances inspirées par une même œuvre musicale sont proposées.

 

 

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(Re)Mix #1Prologue, Ichiko Aoba – 2020

 

Prologue est une musique où la réalité et le rêve se confondent. La chanteuse japonaise nous ouvre les portes d’un monde intime, réparateur et mélancolique. Un refuge sonore dont l’ancrage océanique nous renvoie à un passé profond, où les fantômes continuent d’habiter les abysses de notre mémoire.

 

#1 Jérôme Grivel

Plasticien et chanteur

Jérôme Grivel utilise la voix comme un instrument de mesure de l’espace, celui de son corps et celui qui l’entoure, mêlant ainsi des questions physi(ologi)ques, architecturales et sociales. Il s’intéresse à la capacité de la voix à être une figure d’émancipation, d’affirmation existentielle et de dissension lorsque qu’elle se manifeste de manière exacerbée (cri, voix guttural, sifflement, râle etc.), tout en l’associant à différents registres d’expressions, de la poésie sonore aux musiques extrêmes comme le métal, le punk hardcore ou la musique bruitiste.

 

#2 Darius Dolatyari-Dolatdoust et Grégoire Schaller

Performeur, chorégraphe, danseur et designer

Leur univers sonore puise dans des traditions musicales et rituelles où les vivants dialoguent avec les absent·e·s. Des fêtes populaires de Tokushima aux mélodies persanes interprétées par le cousin de Darius,  Hamid, ces héritages deviennent des paysages sonores où se croisent mémoire familiale, gestes ancestraux et présences fantômes.

 

 
 
Samedi 19 septembre à 17h

 

 

 

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(Re)Mix #2 : Sacer Profanare, Kali Malone – 2019

 

L’organiste et compositrice Kali Malone explore une écoute profonde, lente, où la tenue des accords, les frottements des tuyaux et les nappes sonores se superposent et deviennent un écrin au recueillement.

 

#1 Annabel Reid et Thibaut Langenais

Danseuse, performeuse et musicien

La performance est pensée comme une quête chorée-sonore. Sensibles aux phénomènes de résonance, d’amplification et de saturation, les deux artistes explorent la friction entre l’intime et le monumental. Voix amplifiées, vibrations viscérales et larsens deviennent l’écho d’une écoute physique. Inspiré des courants musicaux de la noise et de l’électroacoustique, leur univers sonore s’attache à révéler des présences inaudibles.

 

 

#2 Camille Lacroix

Compositrice et artiste sonore

Camille Lacroix dirige la Fondation pour l’art contemporain d’un fournisseur d’énergie fictif, le groupe SILEX :
Studio d’Investigations Lentes et d’Ecoutes eXponentielles
Sonothèque Invasive et Labyrinthique d’Echantillons eXploitables
Station Immergée de Liquidation des Energies eXpirées
Service International de Location d’Effets spéciauX

 

 
 
Samedi 26 septembre à 17h

 

 

 

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(Re)Mix #3 : Una Furtiva Lagrima, extrait de l’opéra italien L’elisir d’amore Gaetano Donizetti – 1832

 

Cet immense tube chanté et enregistré le dimanche 26 novembre 1911 par le ténor Enrico Caruso nous rappelle par cette voix d’outre-tombe et cet enregistrement plus que centenaire, que nos ancêtres ont connu l’amour, l’ont chanté, et nous l’ont transmis à travers plusieurs générations.

 

#1 Marie-Pierre Le Cocq et Charlotte Hannah

Artiste sonore, plasticienne et danseuse

L’univers de Marie-Pierre Le Cocq puise sa source dans la matière minérale, la roche volcanique que le travail de Charlotte Hannah vient traverser par une chorégraphique instinctive, faisant émerger d’autres modes de perception.

 

#2 Tilhenn Klapper

Chorégraphe, performeuse et plasticienne

Le travail de Tilhenn Klapper s’inscrit dans le domaine de l’écologie politique, qu’elle met en dialogue avec la spiritualité et les savoirs populaires. Elle défend l’idée que la chute de la biodiversité et les comportements violents envers les formes de vie non humaines sont dus à un mode de vie urbain, individualiste et déconnecté de la terre, qui nous coupe de notre sentiment d’appartenance à un monde qui dépasse l’humain et le visible. Elle développe ainsi une pratique de performances collectives mêlant danse et musique, afin de mettre en avant les questions de résistance et de régénération à travers des efforts collectifs et des expériences esthétiques et spirituelles.

 
Samedi 3 octobre à 17h

 

 

 

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(Re)Mix #4 : Violence, Alison Skidmore & Andy Stott – 2014

 

La voix spectrale d’Alison Skidmore habite cette musique sourde, venimeuse et obsédante. Cette présence est aussi insaisissable, puissante et bouleversante que lorsque nos fantômes se manifestent à nous.

 

#1 Stefania Becheanu et Clara Freschel

Compositrice, plasticienne, danseuse, chanteuse et performeuse

L’univers gestuel et sonore de Stefania Becheanu rencontre l’approche chorégraphique et vocale de Clara Freschel. Ensemble, elles créent un espace de résonance entre corps, voix et matières sonores, où se mêlent écoute, présence et imaginaire autour de l’Ours. Cette forme est également traversée par une réflexion sur la mémoire, les états de transformation et les liens entre voix, mouvement et imaginaire, faisant émerger des présences à la fois intimes, collectives et spectrales.

 

#2 Alexandre Menexiadis et Loïc Guerineau

Artistes sonores pluridisciplinaires – Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt (PSPBB)

Deux étudiants en composition électroacoustique accompagnés par La Pop dans le cadre du Parcours Musiques en Scène reprennent la forme « Fantômes » imaginée lors d’un workshop avec les artistes Élise Dabrowski et Éric Broitmann au printemps 2025 à la Muse en Circuit. Entre concert et performance, ils explorent l’évocation de la « présence fantomatique » : comment la musique peut-elle rendre compte de l’absence, comment la présence même de l’absence se manifeste-t-elle ?

 
 
Samedi 10 octobre à 17h

 

 

 

 

La Pop met en place une billetterie responsable ! Chacun·e est libre de choisir son tarif, selon ses possibilités : 

5 €, 10 € ou 15 €

 

Le festival (Re)Mix est gratuit sur réservation pour les adhérent·e·s à la carte La Pop, les détenteur·rice·s d’un Pass Culture 19e et les moins de 18 ans