POP CONF’ 2022

 

 

Les Pop Conf’ sont des rendez-vous qui réunissent artistes, expert·e·s et chercheur·se·s autour de questions larges, qui peuvent sembler décalées, mais dont les réponses sont par nature complexes. Durant un peu plus d’une heure, les intervenant·e·s explorent une thématique en lien avec les enjeux artistiques et citoyens portés par La Pop : interroger les rôles que jouent les sons et la musique pour l’individu, les communautés, la société ou les écosystèmes. 

 

Animés par le musicien et journaliste Antoine Pecqueur, ces rendez-vous soulèvent des questions par essence pluridisciplinaires et qui s’adressent à toutes et tous. Espaces de rencontres et de recherches, les Pop Conf’ réunissent des regards complémentaires et permettent aux idées de naître, de circuler et de résonner !

 

 

 

POP CONF’ #1 : LA MUSIQUE PEUT-ELLE FAIRE GAGNER UNE ÉLECTION ?

Lundi 7 février à 19h30

Avec Esteban Buch, directeur d’études à l’EHESS, membre du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage (CRAL), auteur de plusieurs ouvrages sur les liens entre musique et politique

Thibault Jeandemange, chercheur et enseignant en sciences politiques, auteur d’une thèse sur le thème de la musique au service de la conquête et de la conservation du pouvoir

Emilie Rousset, metteuse en scène, co-créatrice de plusieurs spectacles dont Reconstitution : Le procès de Bobignyet Rituel 4: Le grand débat

 

La musique accompagne chaque nouvelle campagne présidentielle, en France comme à l’étranger. Les candidat·e·s l’utilisent dans leur clip, lors de leur meeting, s’entourent de musicien·ne·s… Leurs choix sont observés, commentés et ne sont jamais anodins. Musique populaire ou savante, avec ou sans parole, actuelle ou patrimoniale… le “tube” emblématique d’une campagne peut parfois en dire beaucoup sur la stratégie, le programme et le positionnement d’une femme ou d’un homme politique. Mais dans quelle mesure ce choix peut il participer à la victoire ? Utiliser une musique à des fins politiques relève-t-il forcément de la manipulation et de la propagande ? Un morceau de musique peut-il porter en lui une « idée musicale », ou s’agit-t-il nécessairement d’une tentative idéologique d’appropriation par le ou la candidate ? Voici quelques-unes des questions qu’aborderont, à quelques mois de l’élection présidentielle, les trois intervenant·e·s lors de cet échange animé par Antoine Pecqueur, directeur de la rédaction de La Lettre du Musicien, spécialisé en politique et en économie de la culture, et collaborateur régulier de Mediapart, RFI et France Musique, où il tient la chronique « Culture et politique ».

 

 

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POP CONF’ #2 : LA SOUFFRANCE DES ÉCOSYSTÈMES EST-ELLE AUDIBLE ?

Lundi 7 mars à 19h30

Avec Thierry Aubin, bioacousticien, directeur de recherche CNRS, ancien responsable de l’équipe communication acoustique au Laboratoire Neurobiologie de l’Apprentissage, de la Mémoire et de la Communication à l’Université Paris-Saclay

Myriam Pruvot, artiste, musicienne et performeuse

 

Les activités humaines ont un impact vertigineux sur les écosystèmes naturels. Leur destruction progressive et continue accélère la sixième extinction de masse. Et pourtant, autour de nous, plantes, animaux, océans et milieux naturels continuent à produire de réelles partitions sonores. Ces paysages et manifestations sonores aident les biologistes à mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes et, par extension, à protéger avec plus d’efficacité la biodiversité. La souffrance des écosystèmes serait donc, d’une certaine manière, audible. Et son écoute attentive nous permettrait de mieux préserver la biodiversité.

 

 

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POP CONF’ #3 : LA MUSIQUE, UNE DROGUE DURE ?

Lundi 21 mars à 19h30

Avec Jean-Victor Blanc, médecin-psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP, Paris) et enseignant à​ Sorbonne Université, spécialiste des nouvelles addictions et du trouble bipolaire, auteur des livres « Pop & Psy » (Plon, 2019) et « Addicts » (Arkhe editions, 2021), fondateur du festival Pop & Psy (Paris)

Carole Boinet, rédactrice en chef adjointe des Inrocks

Laura Ferreri,​ ​professeur associée en psychologie cognitive et chercheuse au Laboratoire d’Étude des Mécanismes Cognitifs (EMC), ​Université Lyon 2​

 

Qui n’a pas été saisi par l’envie irrépressible d’entendre un morceau en particulier, de réécouter en boucle et de façon obsessionnelle une chanson, de savourer jusqu’à l’orgasme les « ascensions mélodiques » de certaines musiques ? Les scientifiques ont montré que la musique agissait sur notre cerveau comme une drogue. Elle déclenche les mêmes mécanismes chimiques que ceux activés par certaines sources d’addiction. La maxime des sixties « Sexe, drogues and rock’n’roll » est aujourd’hui largement explicitée par la science. Mais si la musique est une drogue, peut-on y devenir accro ? Quelles seraient les conséquences de cette dépendance ? Cette « drogue auditive » est-elle sans risque pour la santé ? Les potentialités de la musique peuvent-elles alors soigner certaines maladies neurologiques ? Et est-ce qu’une meilleure connaissance des effets de la musique sur notre cerveau pourrait nous donner des outils pour lutter contre certaines formes d’addiction ? 

 

 

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POP CONF’ #4 : NAISSONS-NOUS TOU·TE·S MUSICIEN·NE·S ?

Lundi 4 avril à 19h30

Avec Anne Damon-Guillotprofesseure en ethnomusicologie, membre de l’unité de recherche ECLLA (Études du Contemporain en Littérature, Langues et Arts), Université de Saint-Étienne

Maya Gratier, ​professeure de psychologie du développement, fondatrice et directrice du babylab de l’Université Paris Nanterre

Sylvaine Hélary, compositrice et flûtiste, conceptrice du spectacle « Friselis » présenté dans plusieurs crèches

 

Plusieurs études scientifiques s’intéressent à l’origine commune du langage et de la musique et à leur rôle central dans le développement de l’humanité : sans l’acquisition de compétences réclamées par la musique, Sapiens n’aurait peut-être pas pris le relais de Neandertal. Certain·e·s chercheur·se·s émettent même l’hypothèse selon laquelle la musique aurait précédé le langage. À ce titre, le caractère inné ou acquis de certaines compétences musicales se pose légitimement. Serions-nous tou·te·s des musicien·ne·s en puissance, avant même de pouvoir nous exprimer par le langage ? Pourquoi l’apprentissage de la musique se réalise plus aisément lorsqu’on est enfant ? Cette capacité à jouer de la musique a-t-elle tendance à s’estomper avec le temps ? L’exercice et l’écoute de la musique en bas-âge aident-ils à favoriser l’apprentissage du langage ?

 

 

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POP CONF’ #5: SOMMES-NOUS DEVENU·E·S INTOLÉRANT·E·S AUX BRUITS ?

Lundi 25 avril à 19h30

Avec Elsa Biston, compositrice de musique électroacoustique et instrumentale, musicienne metteuse en ondes (directrice artistique) pour les enregistrements de concerts donnés à Radio France

Christine Guillebaud, anthropologue et ethnomusicologue, chercheuse au CNRS, co-directrice du CREM, Centre de recherche en ethnomusicologie, Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC), responsable du collectif MILSON “Anthropologie des MILieux SONores” (milson.fr), Université Paris Nanterre

Boris Gourévitch, chercheur au CNRS, spécialiste à l’Institut de l’Audition (Paris) du développement et ​de la ​physiologie moléculaire du cortex auditif en conditions normales et pathologiques à l’Institut de l’Audition (Paris)

 

Pendant les semaines de confinement, chacun·e d’entre nous a pu faire une expérience rare : profiter du silence. Ce retour au calme nous a permis d’être attentif·ve·s à certains sons inattendus comme, en milieu urbain, celui du chant des oiseaux. Mais après cette parenthèse auditive, le brouhaha du monde a vite repris ses droits. Moteurs de deux-roues, cris d’enfants dans l’espace public, fêtes nocturnes, bruits des autres… Sommes-nous devenu·e·s plus intolérant·e·s aux bruits ? La définition d’une nuisance sonore varie-t-elle en fonction du contexte géographique, social, de l’époque ? Du simple agacement jusqu’à la folie, quelles sont les conséquences de l’exposition à des bruits subis sur notre santé physique et mentale ?

 

 

 

Pop Conf'

 

TARIFS POP CONF'

5 € tarif plein
Gratuit sur réservation adhérent.e.s carte La Pop, Pass Culture 19ème, demandeur.se.s d’emploi, étudiant.e.s, moins de 26 ans, minima sociaux

MENTIONS

 

Production La Pop

Avec le soutien de Sacem Université, d’Audiens Prévoyance et de La Lettre du musicien