NÉBULEUSE

MARION PELLISSIER

 

Marion Pellissier crée un dispositif théâtral singulier et s’empare de la péniche pour en faire, le temps d’une soirée un lieu de fête particulier dans une atmosphère sonore perturbée : la nébuleuse du son. Buvette, piste de danse, DJ, quelques places assises, soit le décor d’une fête dans lequel le.la spectateur.trice est invité.e à prendre part. Il.elle découvre peu à peu l’histoire de Betty et Jonah qui viennent de se rencontrer et dont les voix intimes seront empêchées de dialoguer.

 

Le temps de commander un verre, Betty et Jonah réalisent qu’ils se connaissent par le biais d’un ami commun. Rapidement, les sujets de discussion s’épuisent. Les quelques phrases qu’ils échangent, ils ne les comprennent pas à cause de l’environnement bruyant spécifique à la fête. Ils secouent la tête au rythme de la musique en s’échangeant quelques sourires de politesse, le temps que leurs commandes arrivent et que chacun rejoigne ceux.celles qui les accompagnent. Dans le hasard d’une soirée ratée, dans la difficulté à communiquer à travers la musique et la foule, dans les malentendus et l’alcool diffusant son audace imbécile, la fête plonge ces deux personnages, dans une étrange nébuleuse, les amenant à se croiser mais se rater sans cesse.

 

Durant la soirée, les spectateur.trice.s au cœur du dispositif sont amené.e.s à suivre l’histoire de Betty et Jonah via les voix off prenant en charge la voix intérieure de chacun.e, leur fil de pensée, de plus en plus décousu, de plus en plus saccadé.

Dans une ambiance sourde, aquatique, les sons de la fête résonnent au loin, tandis que les voix intérieures des deux protagonistes errent dans la foule. Les contrastes entre les sons de la fête, le réel, les voix inaudibles, et l’espace intérieur métamorphosent l’univers de la fête en un espace à la marge.

 

Chaque spectateur.trice est invité.e à tendre l’oreille, choisir ce qu’il.elle décide d’entendre ou de renoncer à entendre, donnant l’illusion que chacun.e peut créer son propre spectacle à partir de la matière donnée, comme si chaque spectateur.trice pouvait prendre part au dispositif.

Chacun.e assiste donc à un spectacle différent dans un même espace-temps, pour une expérience unique avec sa part d’aléatoire et de singularité.

 

 

MARDI 21 AVRIL À 19H30

MERCREDI 22 ET JEUDI 23 AVRIL À 19H30 ET 21H30

[CRÉATION]

Durée : entre 35 et 45 minutes 

— REPORTÉE À L’ÉDITION D’AUTOMNE 2020 —

 

Texte et mise en scène Marion Pellissier

Avec Zoé Fauconnet et Nicolas Mollard

Son, musique et DJ Thibault Lamy

 

 

Production LA RAFFINERIE   

Coproduction Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, scène nationale, La Pop, et le ZEF, Scène Nationale de Marseille

LA RAFFINERIE bénéficie du soutien de La Région Occitanie / Pyrénées – Méditerranée et de La Ville de Montpellier

 

Marion Pellissier entre au Conservatoire de Lyon en 2007, puis à l’ENSAD de Montpellier en octobre 2009, dirigée par Ariel Garcia Valdès.

Durant ses années de formation, elle travaille notamment sous la direction de Laurent Brethome, Philippe Sire, Magali Bonat, Claude Degliame, Lukas Hemleb, Marion Guerrero, Cyril Teste, Richard Mitou, André Wilms, Sylvain Creuzevault, Bruno Geslin et Georges Lavaudant. Elle écrit également La plus belle du monde, qu’elle met en scène avec Audrey Montpied.

Depuis sa rencontre avec Cyril Teste du collectif MxM, elle travaille à ses côtés ; comme assistante à la mise en scène et collaboratrice artistique notamment pour les performances filmiques NOBODY et FESTEN

En 2013, elle écrit et met en scène RECORD. En 2015 son texte PLEINE est joué à La Chapelle Gély, puis au Théâtre de la Cité Internationale pour le festival JT16 et au domaine d’O en 2016. Ses textes PLEINE, Ça occupe l’âme et Les petites filles, ont été sélectionnés pour le festival Texte En Cours à Montpellier.

En mars 2015, la compagnie MOEBIUS la sollicite pour une résidence d’écriture à La chartreuse de Villeneuve lez Avignon pour une création 2017. 

En 2017, elle met en scène son texte Ça occupe l’âme au théâtre de St Quentin en Yvelines.