RIVIÈRE SALE

ÉLISA MONTEIL & RAPHAËL MOUTERDE

 

 

THÉÂTRE PERFORMANCE

 

Si le sexe est au coeur du spectacle Rivière Sale, c’est au travers du son. Il agit comme complice et partenaire, c’est un socle pour l’imaginaire où se projette toute la complexité de nos désirs. À travers Rivière Sale, Élisa Monteil et Raphaël Mouterde proposent au public d’explorer ce qui nourrit aujourd’hui les désirs et les fantasmes. La mise en scène sensible et décalée de leurs expériences intimes ouvre les possibles d’un imaginaire sensuel hors des balises du genre, des normes et des clichés… une offrande qui s’épanouit par le son !

 

En 2016, la performeuse, documentariste radio et créatrice sonore Élisa Monteil crée le site internet Super Sexouïe ! : c’est le début de la formalisation concrète d’une recherche qui met en frottements les possibles du son et de l’imaginaire sexuel. Elle qualifie les expérimentations menées sur ce blog collaboratif de « pornophoniques ». La question posée par ce projet est : au coeur de la frénésie du visible dictée par la pornographie et ses accès illimités sur le web, peut-on produire avec les potentialités du son des formes artistiques excitantes sans les images, sans les corps ? L’objectif est alors de s’éloigner des injonctions de la pornographie mainstream, en s’émancipant notamment de la normalisation brutale des pratiques et des anatomies. L’objectif est aussi, grâce au son, de solliciter différemment l’imaginaire des auditrices et auditeurs.

 

Fin 2018, à l’occasion d’une commande du Groupe de Recherche Musicale (GRM), Raphaël Mouterde, créateur sonore et monteur son, explore ce même champ à travers la composition d’une pièce musicale électroacoustique intitulée Tant que tu ne me tues pas. La mise en musique des sons de la pornographie alliée à un travail centré sur des voix chantées pose de nouvelles pistes.

 

Partant d’un sentiment de nécessité d’aborder les sexualités comme un objet culturel construit et plus seulement comme un comportement pulsionnel individuel, il et elle ont commencé à imaginer une forme scénique originale. Utiliser le plateau de théâtre pour mettre en réflexion collective ce qui est habituellement cantonné à la sphère privée, en explorant une autre voie que celle de la consommation solitaire de films X, les conversations gênantes, la solitude face à nos questionnements intimes…

 

 

JEUDI 27, VENDREDI 28 & SAMEDI 29 MAI À 19H

[CRÉATION]

À partir de 16 ans

 

 

 

 

Dispositions sanitaires – ouverture dans des conditions sanitaires strictes : port du masque obligatoire, protocole sanitaire d’accueil, nettoyage fréquent des lieux…

 

 

 

Auteure et interprète Élisa Monteil

Auteur compositeur et interprète Raphaël Mouterde

Regard extérieur Rébecca Chaillon

Création lumières Jérôme Bertin

Conception des dispositifs techniques Cyril Menauge

Construction Hafid Chouaf

Dramaturgie du corps d’argile Matthieu Hocquemiller

 

Production Compagnie Dans Le Ventre

Coproduction La Pop, Théâtre d’Orléans – Scène Nationale, Nouveau Gare au Théâtre Vitry-sur-Seine

Avec le soutiendu Nouveau Gare au Théâtre de Vitry-sur-Seine, du Centquatre-Paris, de La Loge, de Das Plateau aux Ulis – Espace culturel Boris Vian, d’Emmetrop L’Antre-Peaux Bourges, du Point Éphémère et du CNC-Dicréam

 

ÉLISA MONTEIL

Comédienne, performeuse et créatrice sonore, Élisa Monteil réalise des pièces de fictions et des documentaires radiophoniques, pour Arte Radio (Tordre le paysage, Wendy et moi, La vie de château…) et France Culture (Des corps et des cordes), mais également pour la revue Jef Klak (Sorcière, sorcières).

Elle collabore depuis 2011 avec la performeuse et metteuse en scène Rébecca Chaillon, pour la création sonore des spectacles et en tant qu’interprète (Je vous aime bien mais je me préfère, L’Estomac dans la peau, Monstres d’amour, Cannibale (laisse-moi t’aimer), Rage dedans (32 fois), Où la chèvre est attachée il faut qu’elle broute). En tant que comédienne et créatrice son, elle a travaillé notamment avec le circassien Camille Boitel (Cie L’Immédiat), les metteurs en scène Louise Dudek (Cie M42), Anthony Thibaut (Cie La Nuit te soupire), Armel Veilhan (Cie Théâtre A), Yan Allégret (Cie So Weiter). Elle participe comme performeuse au dernier film d’Emilie Jouvet, My body my rules. Elle réalise avec Laure Giappiconi et La Fille Renne des courts-métrages qui abordent les corps et les sexualités, remarqués en 2018 au Festival du Film de Fesses de Paris, et au Porn Film Fest de Berlin. En 2016, elle crée le site collaboratif de porno sonore, Super Sexouïe !.

 

 

RAPHAËL MOUTERDE

Il étudie les techniques du son en BTS audiovisuel puis à l’école Louis Lumière. Il apprend le montage et la réalisation radiophonique à France Inter (notamment dans l’émission Là bas si j’y suis de Daniel Mermet), et réalise quelques pièces pour Arte Radio (Train d’union, Les petites voix, La vie de château). À partir de 2010, il se forme au montage son pour le cinéma, métier qu’il exerce principalement aujourd’hui.

Il suit la classe de composition électioacoustique au conservatoire de Pantin durant trois ans auprès de Christine Groult, Marco Marini et Jonathan Prager (DEM 2017 et prix Sacem).

C’est à travers différentes collaborations artistiques dans les domaines du cinéma, du théâtre, de la danse, ou de la radio qu’il développe une pratique au croisement de la narration sonore et de la composition musicale. Il a notamment collaboré avec Michel Gondry (L’écume des jours), Nicole Garcia (Mal de pierre), Antonin Baudry (Le chant du loup), Sébastien Betbeder (2 automnes, 3 hivers, Le voyage au Groenland, Marie et les naufragés), Elsa Diringer (Luna), Marie Monge (Joueurs), Chloé Delaume (La contribution), Arnaud Desplechin (Roubaix, une lumière), Rébecca Chaillon (Cie Dans Le Ventre), Delavallet Bidiefono (Cie Baninga).

Sa musique a été jouée lors de concerts du GRM (Banc d’essai 2016 et 2017, Akousma 2019).