Breathisdancing

Breathisdancing

Par Alban Richard avec Erwan Keravec et Mariam Wallentin

[CRÉATION]
lundi 13, mardi 14 et mercredi 15 mars à 19h30

Breathisdancing est une réponse à la commande-question de La Pop : que serait un « récital augmenté » ? La proposition fait la part belle au souffle comme déclencheur de sons, de mouvements, d’affects, d’émotions.

Trois corps-souffleurs-instrumentistes se rencontrent et travaillent à partir de grilles de contraintes musicales, temporelles et corporelles posées par Alban Richard, avec pour seul objectif de générer sans cesse du son, du mouvement. Générer, c’est produire quelque chose, l’avoir pour conséquence inéluctable, l’engendrer, en être la source.

C’est l’attention des trois interprètes à la fabrication de cette sculpture sonore qui détermine sur l’instant les possibilités de mouvements. Ensemble, ils accumulent leurs productions pour créer une musique massique spectrale, un paysage imaginaire.

Sans cesse en transformation, ce magma de textures, de qualités, de rythmes, oblige le spectateur à se construire de nouveaux repères ou à se perdre dans cette cartographie sonore hybride.


Conception
Alban Richard

Interprétation
Erwan Keravec – cornemuse
Alban Richard – danse et voix
Mariam Wallentin – voix

Production déléguée
centre chorégraphique national de Caen en Normandie

Coproduction
La Pop

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logo_centquatre_couleur_cmjn   En partenariat avec le CENTQUATRE-PARIS, dans le cadre du festival Séquence Danse

Alban Richard

Parallèlement à des études musicales et littéraires – hypokhâgne et khâgne – Alban Richard rencontre la danse contemporaine. Il sera interprète entre autres pour Christine Gai , Odile Duboc, Olga de Soto et Rosalind Crisp.

En 1999, la performance Come out, duo sur la musique éponyme de Steve Reich, jette les bases de son univers. Il crée aussi Blood Roses, pièce pour huit danseuses sur les Suites pour clavecin de Purcell. L’ensemble l’Abrupt est fondé en 2000, rassemblant des collaborateurs déjà fidèles. En 2000 à l’invitation du festival Mouvements d’Automne, il crée -Häftling-, pièce pour huit danseurs et trois musiciens au théâtre de l’Etoile du Nord. En 2002, il chorégraphie et danse Sous surveillance, solo commenté en direct par l’analyste du mouvement Nathalie Schulman, en interaction avec la musique de Laurent Perrier et les lumières de Valérie Sigward. Downfall, création pour le festival Faits d’Hiver 2004, lui amène une première reconnaissance décisive, confortée par disperse, composition abstraite pour huit danseurs, créé aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis en 2005. Sa signature se précise sous les traits d’une écriture processuelle, tramée de plusieurs partitions – pour la danse, la musique et la lumière qui convergent vers une unité conceptuelle et esthétique. as far as, quintette créé également aux Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis en 2007, marque une nouvelle étape. Le solo A Conspiracy, (commande du Vif du Sujet 2008), et le triptyque Trois études de séparation (2007-2009) croisent ses différents axes de recherche en conjuguant une écriture extrêmement précise et rythmique à un travail sur des états de corps différenciés. En 2009, l’IRCAM lui commande With my limbs in the dark, solo créé sur une musique de Paul Clift. Il reçoit le prix du Jeune Talent chorégraphique de la SACD.

En 2011, à l’invitation de Christopher House, il crée une pièce pour le Toronto Dance Theater. Puis au festival Montpellier Danse, il crée Pléiades, un concert de musique et de danse, réunissant six danseurs et les Percussions de Strasbourg sur la musique de Iannis Xenakis. En 2012, l’IRCAM lui commande le solo Night:Light sur une musique de Raphaël Cendo et la pièce Boire les longs oublis voit le jour au festival Instances de Chalon sur Saône.
De 2012 à 2014, il crée un tryptique de pièces pour de larges groupes d’interprètes amateurs (entre 35 et 50 personnes par projet). For each extatic instant à la Scène Nationale d’Orléans, From afar au Prisme d’Elancourt, Forevermore au Théâtre National de Chaillot en partenariat avec le Centre National de la Danse-Pantin.
En 2014, Et mon coeur vu à foison, pièce chorégraphique, musicale et théâtrale par onze interprètes masculins, voit sa première au Théâtre National de Chaillot.

Depuis sa création, l’ensemble l’Abrupt a été en résidence au Théâtre de Vanves, au Centre National de la Danse-Pantin, au Forum du Blanc-Mesnil, au Théâtre Louis Aragon de Tremblay-en France, à la Scène Nationale d’Orléans, au Prisme-centre de développement artistique de Saint-Quentin-en-Yvelines, au Théâtre National de Chaillot, au Théâtre Paul Eluard (tpe) à Bezons puis au Théâtre 71, scène nationale de Malakoff.

En lien avec le monde musical, l’ensemble l’Abrupt collabore avec les Percussions de Strasbourg, les Talens Lyriques, l’ensemble Cairn, l’orchestre de l’Opéra de Nancy, l’ensemble Instant Donné, l’ensemble Alternance, l’ensemble Erik Satie, et les compositeurs Laurent Perrier, Raphaël Cendo, Jérôme Combier, Paul Clift, Matthew Barnson, Wen Liu, Robin Leduc, Aurélien Richard, Arnaud Petit…

En septembre 2015, Alban Richard prend la direction du centre chorégraphique national de Caen en Normandie. Il est accompagné de toute son équipe artistique et de collaborateurs fidèles mais aussi de cinq artistes-compagnons : Christine Gaigg, Phia Ménard, Mélanie Perrier, Jérôme Combier et Mickaël Phelippeau.


Erwan Keravec

Sonneur de cornemuse, Erwan Keravec est formé à l’instrument et à la musique traditionnelle au sein du bagad Ronsed Mor de Lokoal-Mendon et auprès de Jorj Botuha. En 1996, le bagad Ronsed Mor enregistre Coef 116 avec la Marmite Infernale, big band du collectif de jazz lyonnais, l’ARFI. La rencontre avec ces musiciens marquera le début de sa pratique de l’improvisation.

Depuis 2007 et son premier disque en solo, il mène Urban Pipes, projet présentant son travail d’improvisateur et de compositeur.
« Il interprète une musique conçue pour son instrument, grandiose, d’une violence austère, foncièrement moderne, souvent radicale, mais jamais coupée de ses enracinements. » Jazz Magazine 2009.

Un deuxième opus d’Urban Pipes est sorti en 2011, en solo et en duo avec Beñat Achiary ou Guénolé Keravec.
« Erwan Keravec traite l’improvisation en plasticien du son, comme on traiterait les valeurs de noir d’un monochrome par le striage, le rythme et l’accroche de la lumière. » Jazz Magazine 2011. Suite à ce deuxième opus, il créé Ametsa en duo avec le chanteur Beñat Achiary.

Erwan sonne en musique contemporaine
Il sollicite des compositeurs contemporains pour cornemuse solo, Nu-Piping. Il est dédicataire d’oeuvres de Bernard Cavanna, François Rossé, Benjamin de la Fuente, Philippe Leroux et Susumu Yoshida ; il a aussi créé celles de Sébastien Béranger, Xavier Garcia, Zad Moultaka. Pour le deuxième opus, VOX Nu-Piping # 2, trio pour cornemuse et voix, avec la soprano Donatienne Michel-Dansac et le baryton Vincent Bouchot, Erwan a passé commande à Oscar Bianchi, Oscar Strasnoy, José Manuel Lopez-Lopez et à nouveau à Philipe Leroux. Enfin, pour la dernière partie, SONNEURS, Nu-Piping # 3, Erwan a demandé à Wolfgang Mitterer, Susumu Yoshida et Samuel Sighicelli de composer pour un quatuor cornemuse, biniou, bombarde, trélombarde. Pour l’ensemble de ce projet, Nu-Piping, Erwan Keravec a été artiste associé de septembre 2011 à juin 2015 au Théâtre de Cornouaille, scène nationale de Quimper.

Erwan sonne pour la danse contemporaine
Il a composé et joué pour Enfant de Boris Charmatz, le Marin acéphale et A mon seul désir de Gaëlle Bourges, Robes Fanées de Cécile Borne, Bloody Girl de Karell Prugnaud et Eugène Durif, Homthétie 949 du Groupe Raoul Batz. Erwan improvise avec des danseurs : Boris Charmatz, Daniel Linehan, Mickaël Phelippeau, Emmanuelle Huynh.

Erwan sonne des improvisations
Il pratique l’improvisation libre avec Beñat Achiary, Jean-Luc Cappozzo, François Rossé et puis récemment avec Mats Gustafsson ; liée à la composition avec les Niou Bardophones, Guanabarra (création Arfi), Baron Samedi (Arfi).

Erwan sonne de la musique traditionnelle
En couple avec son frère Guénolé à la bombarde, il joue de la musique à danser en fest-noz.

Erwan sonne de la trompette
Parce qu’il n’y a pas que la cornemuse dans la vie… Erwan joue de la trompette, mais avec une anche de cornemuse à la place de l’embouchure.

www.erwan-keravec.eu


Mariam Wallentin

Mariam Wallentin est une artiste qui ne rentre pas dans les cases. Elle fait partie de ce e lignée d’artistes féminines hors-concours, comme Björk ou Kate Bush : à la fois indépendantes, alternatives et libres.

Mariam Wallentin est musicienne, chanteuse. Ancienne moitié du groupe de pop expérimentale Wildbirds & Peacedrums, elle officie aujourd’hui sous le pseudonyme de Mariam The Believer.
Wildbirds & Peacedrums voit le jour en 2007 à Göteborg en Suède. Mariam Wallentin et son mari, Andreas Werliin, installent autour de quelques percussions et la voix de Mariam, une musique jazz, expérimentale, psychédélique. Eux-mêmes se décrivent comme faisant du « sound searching », des chercheurs de son. Le groupe sort en 2008 leur premier album, Heartcore, récompensé en Suède (Swedish Jazz Act of the Year), puis dans la foulée Snake, leur second album qui paraît l’année suivante.

En parallèle de Wildbirds & Peacedrums, Mariam entame un projet solo. Mariam The Believer fait son entrée en scène. La Suédoise sort son premier album Blood Donation en 2013, chez Moshi Moshi Records.

Une écriture musicale ménageant suffisamment de surprises pour maintenir l’auditeur en alerte : jazz, blues, soul, pop.
Mariam est à l’aise dans de nombreux styles musicaux. Elle s’approprie ces styles pour former un kaléidoscope de sonorités, rugueux, brut, mais féminin.

mariamthebeliever.tumblr.com