L’ÂGE DU SLOW

PAR THOMAS GUILLAUD-BATAILLE ET MAYA BOQUET

 

Pour ARTE Radio comme pour France Culture, Thomas Guillaud-Bataille explore le sonore dans un esprit expérimental et ludique. Attaché à la transmission, le créateur sonore mène régulièrement des ateliers pédagogiques auprès d’adolescents. Il prend conscience à leur contact que le slow, à la fois danse rituelle et musique au tempo lent qui fit s’emballer bien des cœurs, est passé de mode chez les jeunes d’aujourd’hui.

 

Alerté par une possible tombée dans l’oubli d’un pan de la pop culture, Thomas Guillaud-Bataille se lance, au côté de la metteure en scène Maya Boquet, sur la piste du slow. Recherche d’archives audiovisuelles ou écrites, interviews d’experts et recueil de souvenirs d’anciens danseurs de slow enrichissent la création de ce spectacle.

Interprété par les comédiens Véronique Ruggia Saura et Benoît Randaxhe, L’Âge du slow est une apologie intime et documentée d’une danse disparue, une invitation à une surboum pleine de surprises, une fantaisie documentaire qui se joue de l’espace-temps.

Un homme et une femme arpentent une piste de danse, lieu indéfini et sans âge. Cela pourrait être un parquet à Philadelphie en 1957, un lino à la Plagne en 1972, le béton d’un garage dans la banlieue lyonnaise à l’automne 1993, ou toute autre piste sur laquelle on a un jour dansé le slow. Rain and tears, Only you, November rain… l’homme et la femme enchaînent les disques sur une platine. Ils chantent, boivent et dansent. Parfois, ces deux-là coupent le son et conversent sur le slow, son histoire, ses dimensions anthropologiques, musicologiques, et autres mots en -iques.

 

28, 29 & 30 MARS 2018 À 19H30
[CRÉATION]

Durée : 1h30 environ 

 

 

 

 

Mise en scène Thomas Guillaud-Bataille et Maya Boquet

Texte* et recherche documentaire Thomas Guillaud-Bataille

Avec Véronique Ruggia Saura et Benoit Randaxhe

Régie son Ronan Mansard

Régie lumière Joshua Lelièvre-Deslandes

Production La Pop

Avec le soutien de France Culture

Remerciements Monica Fantini, Philippe Baudin, Sergio Grazia, Isabelle Cipris

*dont une archive INA, Le Pathétique de Monica Fantini extrait de l’émission La vie comme elle va ; et un extrait des Années d’Annie Ernaux, éditions Gallimard 2008

 

Thomas Guillaud-Bataille

Thomas Guillaud-Bataille explore le sonore dans un esprit expérimental et ludique. Autofiction, reportage, documentaire, création sous contrainte avec l’OuRaPo, il aborde tous les genres de la radio avec curiosité, bricolant avec les bruits du quotidien et de l’intime, essayant de capter la vie comme elle sonne quand on pose sur elle une oreille singulière.

Il a réalisé des créations radios pour ARTE Radio, France Culture ou le Mouv’. Attaché à la transmission, il mène régulièrement des ateliers pédagogiques, avec Le BAL et Les Cris de Paris. Il est aussi le créateur du projet numérique Les Surgissantes, collection d’odyssées culturelles.

 

Maya Boquet

Maya Boquet sonde le continuum entre la fiction et le documentaire. Elle collecte des récits, des témoignages, des parcours de vie, des paysages sonores, qu’elle aborde différemment selon le médium qu’elle adopte, radio, théâtre ou écriture. Elle tente de définir un langage propre à chacun de ces médias et cherche à la fois leur porosité et les transferts esthétiques qu’ils peuvent subir.

Elle a écrit des fictions radiophoniques pour France Culture et France Inter, mené des enquêtes sonores avec la complicité de la plasticienne Ingrid Cogne et de la SCAM, mis en scène des spectacles faits de fragments de réel ou fictifs, ou encore collaboré avec différents artistes en tant que dramaturge (Emilie Rousset, Julien Fisera, Gérard Watkins), ou comme assistante à la mise en scène (David Lescot, Mathieu Bertholet). En 2013, elle a co-fondé avec Lenka Luptakova, le groupe franco-belge Radio Femmes Fatales qui produit et joue des pièces radiophoniques en live sur scène et retransmises en simultané sur des radios locales.

 

Véronique Ruggia Saura

Formée à l’Ecole du Passage de Niels Arestrup, Véronique commence au théâtre en tant que comédienne, metteure en scène et meneuse de troupe avec la Compagnie « Rideau ». Depuis 1993, elle joue au théâtre sous la direction de nombreux metteurs en scène, dont Jean Guerrin, Marianne Clévy, Christophe Ramirez, Stéphane Roger, Laurence Février, Ibrahim Quraishi, Marie Montegani et David Ayala. Avec le collectif « Faim de Siècle » elle travaille pendant six ans autour d’une trilogie d’Heiner Müller créée à New York, et tournée à Berlin, Munich, Sarajevo, Quebec. Depuis 2008, elle est membre du collectif « La Nuit remue » autour de David Ayala et participe aux expériences théâtrales Scanner autour des œuvres de Guy Debord, et récemment Les Idiots irrécupérables? Le vent se lève ! création d’après les écrits du Comité invisible.

Véronique est aussi assistante à la mise en scène et coach au cinéma, pour des réalisateurs comme Tony Gatlif, Fabienne Godet, David Oelhoffen, Isabelle Brocard ou Karim Dridi.

 

Benoit Rendaxhe

Formé au conservatoire de Liège (ESACT – Ecole Supérieure d’Acteurs Cinéma Théâtre), Benoît Randaxhe est comédien, musicien et chanteur. Il a travaillé avec de nombreux metteurs en scène belges : Jacques Delcuvellerie (Le Groupov), Lorent Wanson (Cie Théâtre Epique), le collectif Mensuel, Alain Moreau (Tof Théâtre)… et tourné au cinéma avec Micha Wald, Benoît Mariage, Vincent Bal, Eric Pauwels… Pour le jeune public, il tourne actuellement en Belgique, en Suisse et en France avec le spectacle radiophonique Piletta Remix (Le Collectif Wow!). En tant que musicien, il joue et chante dans plusieurs groupes : Laid Comme Vous, Les taupes qui boivent du lait, le Skeleton Band, La Louve…

Il prépare actuellement un quintet performatif qui mélange jazz, théâtre et chant.

 

Thomas Guillaud-Bataille-Bataille se prête au jeu de l’interview et répond au portrait Pop. Quelques temps avant la première, découvrez le créateur de L’Âge du slow, interrogé ici sur sa relation à la musique et aux sons ! 

 

 

 

« C’est joyeux, instructif, léger et nostalgique. Le dispositif tri-frontal fait du plateau une piste de danse, qui, comme dans le film d’Ettore Scola, “Le Bal”, s’inscrit dans une pluralité d’époques, effeuillant avec malice les années 30, 50, 90. » Marie Plantin, Pariscope 

 

« Le slow, danse préférée des timides, n’est plus qu’un objet historique et anthropologique. En témoigne ce spectacle, conçu par le metteur en scène et créateur sonore Thomas Guillaud-Bataille, L’Age du slow, qui examine le phénomène sous toutes ses coutures, sur le mode du théâtre musical et documentaire, mixant archives audiovisuelles, entretiens d’experts et souvenirs d’anciens danseurs. » Sébastien Porte, Télérama